Parachutisme
Le parachutisme : sport et loisir
Sommaire

1/ Le fonctionnement du parachute
2/ Les différentes disciplines parachutistes

Le fonctionnement du parachute

Aujourd’hui les parachutes modernes ou de loisirs sont constitués d'une aile rectangulaire permettant un déplacement horizontal et vertical contrairement aux parachutes ronds des militaires.

Parachute utilisé dans les disciplines sportives

Le parachute se compose généralement d'une voilure principale et d'une voilure de secours qui sont reliées aux élévateurs. Ceux ci, au nombre de quatre, sont des sangles fixées au sac harnais sur lesquelles viennent s'accrocher les suspentes du parachute elles même rattachées au bord d’attaque (avant du parachute) et au bord de fuite (arrière du parachute).

Les poignées de commande du parachute sont fixées sur les élévateurs arrière reliés à l’aile par les suspentes.

Les élévateurs de la voile principale sont reliés au sac harnais par un système dit des trois anneaux. Il permet de libérer la voile principale du parachute en cas de mauvais fonctionnement de cette dernière pour actionner ensuite l'ouverture du parachute de secours sans risque d'interférence avec la voile principale.

Les élévateurs de secours, quant à eux, font partie intégrante du harnais.

La voilure de secours, est utilisée en cas de problème grave de la voile principale (suspente cassée, voile déchirée, auto-rotation rapide ou autre), ou lorsque l'on est trop bas pour ouvrir son parachute principal (évacuation d'un avion à basse altitude par exemple).

En effet, une voilure principale a un enfoncement d'environ 200 mètres tandis que la voilure de secours doit obligatoirement avoir un enfoncement inférieur à 90 mètres pour être homologuée.

L’enfoncement étant la différence d'altitude entre l'instant où le parachutiste actionne la poignée et l'instant où la voile est déployée.

La voilure de secours doit être pliée par un plieur qualifié car cela demande beaucoup de minutie et de technique.

Un déclencheur de sécurité permet d'ouvrir automatiquement le parachute de secours si le parachutiste est encore en chute à trop basse une altitude avec une vitesse trop élevée (perte de conscience ou de la notion d'altitude...).

Défaillance de la voile principale d'un parachute                                  Parachute de secours

Les voiles sont solidaires du parachutiste grâce au sac harnais.

Le sac comprend trois logements :

sac harnais

Le parachutiste doit aussi être équipé d’un altimètre, d’un casque mou ou dur, de lunettes et de combinaisons.

Casque dur de parachutiste                           Altimètre
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Les différentes disciplines parachutistes

1/ La précision d'atterrissage
2/ La voltige
3/ Le vol relatif
4/ Le voile contact
5/ Le sky surf ou air-surfing
6/ Le freestyle
7/ Le free fly
8/ Le wing flight
9/ Le swooping
10/ Le BASE jump

On peut sauter au maximum de 4000 mètres de hauteur dans le civil.

Ensuite, le parachutiste effectue des figures, seul ou à plusieurs, certains surfent sur les courants, d’autres sautent sans parachute d’un avion qui les récupère en l’air.


La précision d'atterrissage

La précision d'atterrissage est la plus ancienne discipline du parachutisme dont l'objectif est de poser le pied sur un plot de deux cm de diamètre situé au centre d'une cible électronique.

La météo, n’étant jamais la même à chaque saut, cette discipline demande une véritable capacité d’analyse et d'adaptation donnant une nouvelle dimension à chaque saut.

Le parachute utilisé dans cette discipline possède une voile très épaisse contribuant à une stabilité et à une précision de pilotage du parachute.

En compétition, à chaque saut, les juges mesurent l'écart entre le centre de la cible et le premier endroit que le parachutiste a touché.

Lorsque le parachutiste pose son pied en plein cœur de la cible, on appelle cela un « carreau ». Les sauts s'effectuent depuis une altitude de 1 000 mètres environ Elle fait l'objet de nombreuses compétitions individuelles ou par équipes.

Atterrissage sur la cible électronique                            Atterrissage sur la cible lors d'une compétition de PA

La voltige

C'est une discipline de glisse individuelle, où le score est basé sur la vitesse et la qualité d’exécution de figures.

Après avoir atteint plus de 300 km/h en chute libre le plus rapidement possible depuis une altitude de 2 200 mètres environ, il est demandé une réalisation d’un enchaînement de six figures imposées (saltos et tours sur soi même).

Les juges mesurent le temps passé à faire ces six figures en complétant par des secondes de pénalité si elles ne sont pas réalisés proprement. En effet, les figures sont faites face à un axe de référence et sur un plan horizontal ; tout écart de ces axes entraînant une pénalité.

Les français, excellents dans cette discipline en détiennent le record du monde. Lors des championnats du monde, le classement est combiné avec celui de la précision d'atterrissage couronnant les meilleurs athlètes dans les deux disciplines.

Parachutiste exerçant la voltige

Le vol relatif

Le vol relatif est la discipline de la chute libre la plus pratiquée actuellement.

S'exerçant habituellement par équipe de quatre ou de huit parachutistes, elles doivent réaliser un maximum de fois une série de figures à plat à plusieurs appelées « blocs ».

Elles sont imposées, tirées au sort avant chaque compétition. Le temps donné pour réaliser ces figures est de 35 secondes pour les équipes de quatre, et de 50 secondes pour les équipes de huit.

Les figures sont évaluées au sol par le jury à l'aide d'une vidéo prise en vol.
Si les juges ne peuvent pas voir correctement les figures sur la vidéo, l'équipe est pénalisée.

Le vol relatif avec le plus de parachutistes fut établi en 2004 en Thaïlande à 357.

Vol relatif à quatre parachutistes             Vol relatif à huit parachutistes (entre deux figures) 

Vol relatif à huit parachutistes (une fois la figure formée)
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Le voile contact

Cette discipline ressemble au vol relatif puisque le but est de réaliser des figures données, par équipe mais avec le parachute ouvert. Les parachutistes, sautent à 2000 mètres d' altitude, ouvrent leurs parachutes et effectuent les figures données, en s'accrochant par les pieds aux voiles des coéquipiers.

Le voile contact comporte quatre épreuves différentes dont la dernière est moins officielle :

Figure de voile contact avec de nombreux parachutistes                         Figure de voile contact lors d'une séquence à quatre parachutistes
Figure de voile contact lors d'une séquence à quatre parachutistes

Le sky surf ou air-surfing

Inventé dans le milieu des années 1980, le sky surf est une discipline de glisse sur les courants aériens qui se pratique à l'aide d'un surf adapté à ce sport permettant de prolonger la chute libre (qui est alors presque deux fois plus longue qu'une chute libre habituelle).

Le but de cette discipline, une fois les bases acquises après quelques sauts, étant d'effectuer des figures (loopings, vrilles, tonneaux...) en utilisant les courants aériens.

Le parachutiste se libère de son surf avant l'atterrissage ou en cas d'incident à l'aide d'une poignée de libération fixée sur ce dernier.

En compétition, la prestation est filmé ; les figures sont ainsi évaluées au sol par un jury. La qualité du tournage est donc prépondérant dans cette discipline comme la plupart de celles où les parachutistes évoluent dans les airs.

Parachutiste pratiquant le sky-surf (filmé par un vidéoman)       Parachutiste pratiquant le sky-surf (filmé par un vidéoman)

Le freestyle

Cette discipline individuelle est issue de l'adaptation de figures pratiquées en trampoline et en gymnastique effectuées durant la chute libre du parachutiste. Certaines figures sont imposées (tel que le salto tendu), d'autres sont libres laissant ainsi libre cours à l'imagination de ce dernier.

En compétition, les figures sont filmées comme dans la plupart des disciplines et évaluées au sol.

Parachutiste pratiquant le freestyle (filmé par un vidéoman)                    Parachutiste pratiquant le freestyle (filmé par un vidéoman)
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Le free fly

Le but de cette discipline est la recherche de nouvelles sensations dans les airs en réalisant des figures qui ne sont pas « à plat » (comme le vol relatif) mais plutôt à la verticale à différentes vitesses. Il ne faut pas les confondre non plus avec les figures acrobatiques du skysurf ou du freestyle.


On distingue ainsi plusieurs types de sauts se pratiquant avec plusieurs parachutistes à chaque fois, dont :

Saut de trace
Saut de flock
Saut "tête en bas"

Le wing flight

Le but de cette discipline est de modifier sa chute en un mouvement de vol à l'aide d'une combinaison souple (jouant le rôle d'ailes) augmentant la portance du parachutiste.

La vitesse horizontale se voit donc accentuée (devenant parfois même positive) au détriment de la vitesse verticale. Ainsi, les derniers prototypes permettent d'atteindre une finesse de 4 (4 km horizontaux pour 1 km vertical de parcouru).

Les prémices de cette discipline furent instaurés par Léo Valentin dans les années 50 qui imagina de nombreuses structures de son invention afin de planer dans les airs.

Cette discipline prend alors son envol avec Patrick de Gayardon de Jenoyl dans les années 90 avec l'invention d'une combinaison souple.

Puis, Loïc Jean Albert développe la discipline et survole une pente enneigée à moins de trois mètres de hauteur en Suisse en 2009.

Les parachutistes pratiquant cette discipline essaient de voler le plus longtemps possible, sur la plus grande distance horizontale, ou bien de rester en formation. Ils essaient parfois même de réaliser des figures individuelles et acrobatiques.

Malgré son attrait extérieur, elle est réservée au parachutistes expérimentés de par sa complexité. Elle suppose en effet une très bonne connaissance et une excellente maîtrise du parachutisme.

Figure de wing flight à quatre parachutistes                       Figure de wing flight avec de nombreux parachutistes
Figure de wing flight à deux parachutistes            Loïc Jean-Albert en vol
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Le swooping

C'est une discipline relativement récente où la prestation est évaluée à atterrissage (comme la précision atterrissage) et qui est plutôt réservée aux parachutistes expérimentés. Le but est de voler au ras du sol (souvent au dessus de lacs) en effectuant un parcours, des figures ou la plus grande distance possible.

Pour cela, le parachutiste effectue un large virage près du sol afin de convertir la vitesse verticale acquise par la gravitation en une vitesse horizontale et effectue ensuite sa prestation. 

Le swooping devient de plus en plus pratiqué, néanmoins, il est interdit en France par la FFP (Fédération Française de Parachutisme), considéré comme trop dangereux.

Parachutiste pratiquant le swooping atterrissant sur un lac                           Parachutiste pratiquant le swooping
Parachutiste pratiquant le swooping atterrissant dans un champs          Parachutiste pratiquant le swooping atterrissant sur un lac

Le BASE jump

C'est une discipline qui consiste à sauter depuis des objets fixes.

Tout comme le swooping, cette discipline n'est pas prise en compte par la Fédération française de parachutisme et a souvent un caractère illégal.


B.A.S.E. est un acronyme qui reprend les 4 catégories d'objets utilisés pour sauter :

Parachutiste pratiquant le BASE jump depuis une falaise                                       Parachutiste pratiquant le BASE jump depuis une falaise
Parachutiste pratiquant le BASE jump depuis une falaise
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